27.06.2006
Sweet prince
J'écoutais la chanson de Placebo, My sweet prince, et mon esprit s'est mis à vagabonder.
Je me suis demandée pourquoi cette expression "sweet prince" était liée la plupart du temps avec la drogue et plus particulièrement avec l'opium.
Et puis juste ses mots... Sweet prince... Je les aime tellement. Il résonne bien au creux de mon oreille et plus j'y pense plus je trouve ça stupide de les aimer. Sweet prince... Pourquoi un prince serait doux ? Et puis de toute manière je suis pas une princesse alors on descent de la fenêtre, on éteint les soupirs et les chandelles et on fait avec ce qu'on a.
Voilà, un prince charmant qui rejoint le cimetière des autres.
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05.06.2006
"So I try to close my eyes..."
Comment tu te sens ? Dis, pourquoi tu pleures ? Dis, pourquoi tu te fâches ? Dis, il a dit quoi le docteur ? Dis, pourquoi tu souris ? Dis, dis, dis... Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Taisez-vous, je vous en prie. Ne dîtes plus un mot. Vous me fatiguez avec vos paroles, vous m'épuisez.
Que quelqu'un me recueille, me prenne en silence dans ses bras et me berce jusqu'à ce que je m'endorme.
Est-ce que c'est ça être vulnérable ?
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04.06.2006
Gabriel
Gabriel aprés l'amour
Gabriel après l’amour,
Comme une cigarette au matin
Qu’on écrase d’un talon rageur,
Pour oublier que maintenant il fait froid.
Ouvre les yeux maintenant,
La nuit touche à sa fin,
A l’aube, je ne veux que recueillir le vide,
Vas t’en.
Et puis cogner de son poing,
Les murs qui mentent tellement,
Car ils susurrent, ils me racontent
Que Gabriel est encore là.
Mon archange après l’amour,
Au milieu de tous ses draps froissés,
Cache l’aurore au creux de ses doigts.
Et encore la fumée toujours.
Je vais partir,
Fermer la porte sur nous.
Ou je vais rester, continuer à fumer,
J’attendrai que vienne ce que j’attends.
« Gabriel aura les yeux violets. »
Ainsi en ai-je décidé un soir d’été
Ou bien était-ce par un froid matin d’octobre ?
« Gabriel aura les yeux violets. »
Cinq lettres,
Pressées contre ses lèvres ;
Mon prénom,
Couché contre sa chair.
Je suis encore seule,
Toujours avec lui,
Il dort contre moi, enfin apaisé,
Il rêve, lui, que je suis encore là.
Ô Gabriel après l’amour,
Tu es mon opium, ma fumée,
Mon mégot, mon absinthe,
Et si tu savais à quoi je songe en te contemplant.
C’est comme un film, noir et blanc,
Une habitude,
Et je pense à un autre monde ;
Tu éteindras les étoiles, les flambeaux.
L’amour on le fera encore,
Sur des milliers de lits,
Et il ne restera que nous, silencieux.
Gabriel, il y aura toujours un après.
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