04.06.2006

Gabriel

Gabriel aprés l'amour

Gabriel après l’amour,
Comme une cigarette au matin
Qu’on écrase d’un talon rageur,
Pour oublier que maintenant il fait froid.

Ouvre les yeux maintenant,
La nuit touche à sa fin,

A l’aube, je ne veux que recueillir le vide,
Vas t’en.

Et puis cogner de son poing,
Les murs qui mentent tellement,

Car ils susurrent, ils me racontent
Que Gabriel est encore là.

Mon archange après l’amour,
Au milieu de tous ses draps froissés,
Cache l’aurore au creux de ses doigts.
Et encore la fumée toujours.

Je vais partir,
Fermer la porte sur nous.
Ou je vais rester, continuer à fumer,
J’attendrai que vienne ce que j’attends.

« Gabriel aura les yeux violets. »

Ainsi en ai-je décidé un soir d’été
Ou bien était-ce par un froid matin d’octobre ?
« Gabriel aura les yeux violets. »

Cinq lettres,
Pressées contre ses lèvres ;

Mon prénom,
Couché contre sa chair.

Je suis encore seule,
Toujours avec lui,
Il dort contre moi, enfin apaisé,
Il rêve, lui, que je suis encore là.

Ô Gabriel après l’amour,

Tu es mon opium, ma fumée,
Mon mégot, mon absinthe,
Et si tu savais à quoi je songe en te contemplant.

C’est comme un film, noir et blanc,
Une habitude,
Et je pense à un autre monde ;
Tu éteindras les étoiles, les flambeaux.

L’amour on le fera encore,
Sur des milliers de lits,
Et il ne restera que nous, silencieux.
Gabriel, il y aura toujours un après.




 

25.05.2006

Délire enfumé sur Reise Reise de Ramstein (2)

Dandysme
Ô divine décadence,
Serpent de tentation
Qui se glisse
Jusqu’au creux de mon ventre.

Ô sublime attraction,
Vague irrésistible
Qui se déploie
Le long de mon échine.

Ô étrange opium,
Flamme de fer
Qui s’embrase
Aux tréfonds de mes mains.

Ô suave fièvre,
Lame humide
Qui s’insinue
Plus profond en mon esprit.

Je tourne,
J’éteins les étoiles,
J’allume les flambeaux,
Je renverse presque mon ciel.

Je bois,
Je goûte ce vin,
J’y porte mes lèvres,
Je découvre cette coupe.

Viens,
Contre moi,
Mon beau spectre
Brûle mes os.

Nage,
En moi,
Mon cher songe
Liquéfie ma chair.

Fermer,
Clore mes paupières
Devant un ciel de cendres
Traversé d’éclairs fugaces.

Chuter,
Tomber sur le sol
Auprès de ce marécage
Vidé de tout espoir.


Je suis un dandy
Qui se meurt,
Je suis un dandy
Féminin.

Délire enfumé sur Reise Reise de Ramstein

Valse au bord de l’eau
Je porte la cigarette à ma bouche, inspire, expire la fumée en rejetant ma tête en arrière. Un... deux... trois. Ce geste, comme une valse. Un... deux... trois. Il martèle ma vie. Un... deux... trois. J’aime ces volutes qui m’entourent. Un, deux, trois. Je me laisse porter.
Le ciel est gris. Devant mes yeux voilés a-t’il jamais été d’une autre couleur ? Des nuages, fils de coton. Enfant, j’imaginais qu’ils cachaient la nudité de la voûte. Maintenant, ils sont tout ce à quoi je me raccroche. Ils dessinent mon existence.
La cigarette entre mes doigts. Un... deux... trois. Le temps passe, sans moi. Un... deux... trois. S’écoulent les heures, les jours. Un... deux... trois. Je suis immobile. Un... deux... trois. Un seul geste m’anime.
Le vent est froid. Devrais-je resserrer les pans de ma cape ? Non, qu’il vienne me caresser. Mon amant volage. Il connaît mon secret, il l’entoure, jalousement le contemple. Il connaît mon besoin d’ivresse.
Fermer à demi les yeux. Un... deux... trois. Le goût du tabac dans ma bouche. Un... deux... trois. Pencher la tête sur le côté. Un... deux... trois. Ma main repliée, mes deux doigts serrent. Un... deux... trois. Que cherchent-ils à étrangler ?
Etre ivre et ne pas se relever. Cette sensation jusqu’au plus profond de mes veines. Opium étrange que celui-ci. Alors qui est le prince charmant à présent ? Qui est le suprême séducteur ?
Mes lèvres sont brûlées. Un... deux... trois. Les humidifier, légèrement. Un... deux... trois. Je souris, en deux fentes craquelées. Un... deux... trois. Quelle ironie. Un... deux... trois. Je n’ai pas de paradis artificiel.
Je suis conscient des regards sur moi. Ils me frôlent, s’attardent. Irrépressiblement, j’attire. Cette chemise à jabot, si fine, ce haut-de-forme, certes, je n’ai pas d’époque. Ma peau si blanche, mes longs doigts fins, quelques mèches de cheveux noirs de jais devant deux fentes grises.
Ma danse macabre. Un... deux... trois. Mais ils ignorent le masque. Un... deux... trois. Ils ne connaissent pas l’ennemi. Un... deux... trois. Moi, je vis avec. Un... deux... trois. La même rivière pour nous, réunis.
S’ils savaient. Je cache ma blessure, je cache ma lame. Mais quel tableau je leur offre. Ce jeune homme nonchalamment couché sur l’herbe qui inhale, exhale. Un soubresaut m’agite. Je ris. Je sens que coule le sang le long de moi.
Ma cigarette s’est éteinte. Un... deux... trois. Lentement, je me relève. Un... deux... trois. Je l’écrase de mon talon. Un... deux... trois. J’essuie ma joue. Un... deux... trois. Ma cigarette après l’amour.

23.05.2006

Oh my Bittersweet

Doux amer
Bouche,
Antre infime,
Laisse moi dans ton temple...                               
Oh voir !
Rosée perlée,
Encore tenace,
Désaltère,
Ne mens pas !                                                                


Viens irréelle
C’est la nuit,
Sois mon étoile
Dans ces eaux troubles !
Un souffle
Qui soulève le voile,
Plus de mystère,
Déesse !
Oh ma douce,
Lien doux,
Epicé,
Mon Léthé !
Brûle,
Blessure tendre,
Je vis,
C’est le premier.

Une nouvelle

Voilà une nouvelle récente que j'ai écrite. Parce que je reprends confiance en ma plume...

 

    Ce matin, je suis mélancolique...
Ce matin je suis mélancolique... Mais j’ai toujours été un peu mélancolique, comme si un voile gris s’étendait en permanence devant mes yeux. Ce matin, ce n’est pas seulement la couleur de mes yeux qui décharne le ciel, lui-même s’étend, sans âme presque, en quelques fils nuageux. Je soupire... J’aime quand je sens l’air qui s’expulse de ma bouche, espérant qu’il emporte un peu de cet état pesant.
Je suis mélancolique, c’est une évidence. Pourtant je n’ai aucune idée de ce que veut dire ce mot... Etrange, la question ne m’était jamais venue auparavant à l’esprit. « Etat de tristesse accompagné de rêverie. » Voilà ce que me livre le dictionnaire.
Je suis triste. Pourquoi ? J’interroge du coin de l’œil les objets. Dis-moi ma cafetière, pourquoi serai-je triste ? Et elle me répond en gouttant doucement, plic ploc, plic ploc. Tu as probablement raison, je fabule, si j’étais triste je pleurerai tout comme toi. Et toi belle dame aux grands yeux encadrée, que penses tu de cela ? Elle se tait, son regard me suit lentement, elle reste impassiblement immobile, à jamais figée dans une autre vérité. Et toi lapin en peluche ? Oui je sais, tu es tout usé et mes élucubrations matinales ne t’intéressent guère. Je m’assois et je contemple la pièce autour de moi. Non, mes objets ne vont pas bien, je ferais mieux de m’occuper d’eux plutôt que de détailler mon nombril... Se relever dans un grincement de protestation du sofa... Bonjour ma salle de bain ! Bonjour mon reflet ! Tu es un peu pâle ce matin ! Que fais-tu pendant que je dors ? Ne peux-tu pas prendre un peu de repos afin de me montrer meilleure figure ? Ou alors c’est toi miroir qui est fâché contre moi. Et toi aussi ma savonnette en as-tu assez de l’existence pour que tu te mettes ainsi à maigrir ? Quelle coquine... Elle préfère en lieu et place de me répondre, filer entre mes doigts et se réfugier dans le creux accueillant de l’évier. Je l’envie quelque part, j’aimerais avoir un endroit où me blottir.
Pardon ma maison, j’ouvre les yeux bien tard, tu souffres, tu as mal, à ta manière. Mais tu sais, cette tristesse, c’est peut-être que tu es mélancolique. Mais non... Ne grince pas de cette manière... Personne n’a voulu dire que tu cachais en ta rate de la bile noire, sois raisonnable ! Pourtant, il semblerait que tu deviennes de plus en plus rêveuse... Et moi alors ? C’est vrai... Quelque part j’ai vraiment beau jeu de te tancer.
Je suis triste. Le monde est gris, et alors ? C’est la couleur de mes yeux qui me vaut cet honneur. Peut-être que s’ils étaient verts j’aurais la perpétuelle impression de courir dans une grande prairie... Soit dit en passant, je remercie ma chère mère de ne pas m’avoir doté d’yeux bleus, tel que je me connais, je me serais alors déplacé en brassant l’air... Mes yeux sont ce qu’ils sont et tant pis s’ils sont couverts d’une fine pellicule perlée.
Je suis triste. C’est un peu pesant parfois. J’ai envie certains soirs de m’allonger sur le sol et de fermer les yeux, longtemps, longtemps, jusqu’à ce qu’un sourire me les rouvre. Je contemplerais alors un jour semblable à une peinture d’Andy Warhol. Je voudrais que ce poids s’enlève de mon thorax. D’ailleurs je me suis toujours demandé si un objet était réellement présent dans ma poitrine. J’ai tenté de le deviner sous la peau, mais le sournois se dissimule, ou plutôt la sournoise, petite sphère de mélancolie. C’est un peu inquiétant tout de même... Et si elle venait à tomber sur mon cœur, l’empêchant de battre ?
Triste : « Etat pénible affectif et durable ; envahissement de la conscience par une douleur morale ou par un malaise qui empêche de se réjouir du reste. » Décidément dictionnaire tu es un coffre à merveilles mais parfois un peu hermétique. Pourrais-tu m’expliquer ? Non ? Bien. Continue de jouer les sphinx.
Alors je ne suis pas vraiment triste, pas de cette tristesse violente où je me sentirais terrassé, cette tristesse où je tomberais à terre, nez à nez avec mon tapis rouge, où je hurlerais, à l’intérieur.
Il me faut partir. À ce soir ma maison ! Sois sage et ne te lamente pas trop ! Le four, le rasoir, l’agrafeuse, si j’apprends que vous avez été complices...
Matin gris. La foule chaude du train semble me laver de la solitude. À noter que je ne lui ai rien demandé, elle se montre d’elle-même généreuse en distractions. Mes regards peuvent sauter à loisir d’un visage gris à un autre visage gris... Peut-être que tous ces gens sont tristes... Ils devraient consulter leur dictionnaire plus souvent, ainsi ils comprendraient qu’ils ont un réel motif d’inquiétude. La tristesse nuit à la santé et provoque mon ennui. Le même paysage, et pourtant les yeux fermés je ne pourrais le dépeindre. Je ne l’ai jamais vraiment observé.
Un chantier. Tout ce métal me donne terriblement froid, m’automatise, me crispe. Peut-être par ce qu’il me ressemble, il est gris lui aussi, alors ça laisse une légère impression de ton sur ton. Pourtant ce matin, il y a une tâche rouge qui effleure ma paupière. Une jeune femme est assise sur une poutrelle, elle dessine. Quelle élégance... Que fait-elle là ? Et lors que le train passe elle se retourne et sourit... Sourit de toute sa franchise à cette centaine d’inconnus qui passent à une vitesse renversante.

Elle a souri. Elle doit aimer les trains. Elle doit aimer la liberté. Elle a dû s’envoler de son chez elle ce matin et courir sur la brume jusqu’à cette poutrelle. Juste pour griffonner sur son petit carnet. Elle était si belle. Et pourtant je n’ai distingué aucun de ses traits. Mais je peux deviner qu’elle n’a pas les yeux gris. Elle me plaît. Elle est ma petite dessinatrice. Un peu mon secret.
Je suis rêveur. Je pense à elle. J’en oublie de prendre garde à rester au-dessus de cette foule, prudemment. Certes, je veux bien la contempler, mais je consens avec beaucoup plus de difficulté à servir de cobaye en ce qui concerne les lois des forces réciproques... Je dirais juste que je ne fais pas le poids. Ma rêverie est toute bousculée, et mes yeux vacillent un instant. Je marche, marche et marche.
Je suis rêveur et un peu triste. Je ne la reverrais certainement jamais et déjà elle me manque. Je m’arrête. Dis moi, cher mur, qu’en penses-tu ? La reverrais-je ma petite dessinatrice ? Et celui-ci me répond : Flash. Je suis ébloui par une aveuglante lumière blanche. Un type est en train de photographier les fentes du mur... Je continue ma route... Il a les yeux d’un éclat noisette.
 
Cet homme doit aimer le mur pour lui donner ainsi un peu de lumière, pour tenter de guérir un peu ses plaies. C’est sa manière de lui parler. C’est sa manière d’oublier sa solitude, rien qu’un instant en se plongeant en avant dans ce qu’il trouve de profondément beau.
Je suis rêveur, un peu triste, mélancolique. Soudain, je plisse ma paupière gauche, un rayon de soleil vient d’y pénétrer.

 

01.12.2005

Nouveau ciel

Nouveau ciel

 

 

Etrangeté d’un ciel qui ne m’appartient pas

Où volent des airs si peu communs

Et flottent des parfums si inconnus ;

 

Eclosion d’un monde de lumière

Sous l’onde étrange d’une eau glacée,

Intouchable dans sa douce fragilité ;

 

Délicatement en effleurer la surface

Ne pas en troubler l’ordre divin établi

Par une frêle créature aux yeux clos ;

 

Ne pas réveiller la petite princesse

Qui erre dans la forêt aux milles noms

Pour protéger ce cristal étrange ;

 

Et enfin dernier acte de chair

Se pencher sur ce monde éclot dans le sang

Et l'oublier pour le garder de toute souillure

Feu éteint

Feu éteint

 

 Dans les yeux d'une jeune fille effrayée

 

On peut voir des empires s'effondrer ;

 

Et toi que voyais tu dans les miens

 

Lorsque tu déchirais mon être ?

 

 

Il y avait une rivière de larmes

 

Qui creusait des sillons dans les tréfonds de mon âme ;

 

Et au fond brûlait un feu vengeur

 

Qui ne s'est pas encore éteint.

 

 

Quand pourrais-je me rassasier de ton sang ?
Quand enfin trouverais-je l’apaisement sur mes lèvres

 

En sentant un goût métallique

 

En contemplant les perles de pourpre.

 

 

Un jour je t’ai eu à ma merci, un seul jour gâché,

 

Je tenais le poignard entre mes doigts crispés

 

Prête à frapper sur ton corps endormi

 

Que me livrait Némésis.

 

 

Je n’ai pas pu. La lame a heurté le sol

 

Deux larmes ont sillonnées mes joues,

 

De rage d’être trop lâche

 

D’amour flétri comme des roses sauvages.

 

 

Je suis partie, sans regard en arrière,

 

Mon désir de vengeance inassouvi

 

Le monstre hurlant toujours.

 

Je te hais avec tant de force que certains soirs cela ressemble à l’amour.

 

21.11.2005

A la musique

Aria

Dernier air pour deux amants,

Mêler leur souffle une dernière fois,

Exhaler leur âme dans l’autre

Le faire vibrer de tout son être...

                                  

                                   Doucement les doigts effleurèrent ces courbures si belles...

Encore une fois, ultime,

Tant qu’il en est encore temps,

Pour doucement après Dormir,

Mais pas avant la dernière danse...

                                   Ils caressèrent l’être tant aimé qui les réchauffait encore un peu...

Faire s’élever la musique

Dans une symphonie de volupté,

Juste parce que le poison est dans les veines

Et qu’elle va s’en aller...

                                   Ils exercèrent une légère pression sur les tendres cordes...

Tendrement, dans ses voiles blancs

La jeune fille soupira,

Elle pressa ses lèvres contre le bois frais

Pour lui dire Adieu, aux anges...

                                   Et un léger son s’en échappa, pareil à un soupir...

Alors, sans plus aucune force

Murmurant « Mon amour »

Elle s’effondra contre sa bien-aimée,

Une main sur son cœur l’autre levée au ciel...

                                   Alors, déchirant de son air passionné le ciel et les étoiles...
La guitare caressa une dernière fois
Le front glacé de celle qui jadis avait été vivante,
De celle dont les doigts faisaient naître une âme ;
Un dernier Aria pour la mort d’une étoile

12.11.2005

Poème

Et après...

 

 

Un flot doucement s’écoule,

Il verse son eau tendre le long

D’étranges vallées aux noms secrets.

 

Et au travers de la nuit, les larmes, le sang.

 

Les vagues voluptueusement se brisent,

Elles déversent leur écume rageuse

Dans un puit aux milles mystères.

 

Et au travers de la nuit, les larmes, le sang.

 

Sous la lune elle s’assit,

Etrange fantôme blanc des solitudes

Flottant parmi ses voiles d’obscurité.

 

Et au travers de la nuit, les larmes, le sang.

 

Elle a tendu ses poings vengeurs

A cette voûte qui se fendait d’étoiles

La défiant de le faire encore, une dernière fois.

 

Et au travers de la nuit, les larmes, le sang.

 

Articulant difficilement ces quelques mots,

Alors que la vie la quittait :

« Pour l’amour d’un sourire ou d’une larme. »

 

Et au travers de la nuit, ses larmes, son sang.

07.11.2005

Ma tendre et douce

Mon aimée

 

Couchée sur mon lit,

Tendant ses bras vains

Elle m’étreint et me serre.

 

Perchée sur mon épaule,

Guidant ma main

Elle donne vie aux mots.

 

Appuyée contre la vitre,

Soufflant sur les fleurs de glace

Elle contemple la pluie noire tomber.

 

J’ai essayé de la fuir parfois,

Me dégageant de son étau

Fuyant vers l’air pur.

 

J’ai caressé la liberté,

Effleuré l’ivresse de la joie

Couru aussi loin que je le pouvais.

 

Mais toujours elle me rattrapait,

Au détour d’un chemin

Me fixant de ses grands yeux tristes ;

 

Alors je lui ouvrais mon cœur

Et la pressant je murmurais :

« Sois-sage ô ma douleur et tiens toi plus tranquille.»

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